Pour venir en aide à ces enfants, VIVRE agit directement sur le terrain : des secouristes se rendent, grâce à l’ambulance de l’association ou en mobylettes, dans différents sites de la capitale (marchés, écoles, bordures de routes..) munis d’une caisse de secours permettant d’effectuer les premiers soins.
Les enfants les y attendent 2 fois par semaine pour se faire soigner leurs plaies issues de blessures diverses (chutes, brûlures, coupures dues aux pieds nus, accidents du travail..), ou d’origine infectieuse (ex : leishmaniose).
Les cas de teigne, paludisme, malnutrition sont également très fréquents. Les cas les plus graves (infections respiratoires, méningites, troubles gastro-intestinaux, rougeoles..) nécessitant une prise en charge médicale ou une hospitalisation sont référés soit à l’Hôpital pédiatrique Charles de Gaulle, soit à l’Hôpital national Yalgado Ouédraogo dans le service de pédiatrie.
Les soins ne pouvant souvent pas être financés par la famille (quand elle existe), Vivre dispose d’un siège dans chaque hôpital grâce auquel est assurée la prise en charge financière (exonération d’ordonnances,de consultations,de frais d’hospitalisation,dons de médicaments..), en collaboration avec l’assistante sociale.
Grâce au Programme Alimentaire Mondial (PAM), VIVRE apporte une aide alimentaire aux enfants dénutris et aux personnes infectées par le VIH.
VIVRE s’occupe de réinsérer des adolescents vivant dans les rues en établissant des contrats avec des employeurs qui leur apportent une formation professionnelle.
Au-delà de la capitale, VIVRE est également présente à Bobo-Dioulasso, deuxième ville du Burkina (capitale économique) où elle effectue les soins des rues, et dispose, en plus, d’un centre pour les enfants orphelins. Certains vivent même au centre où ils y apprennent à se prendre en charge (linge, repas) et à vivre en collectivité. Ce centre est doté d’un atelier de menuiserie où ils apprennent ce métier dans le but d’une future réinsertion professionnelle.
Les financements de l’association proviennent de différents partenaires tels que l’Ambassade de France au Burkina, l’Ambassade de Chine, d’initiatives locales, de l’Ambassade du Canada, Total, le PAM .., d’aides extérieures comme l’association « Ici là-bas »(ex ACM Humanitaire).
Les moyens à disposition sont très inférieurs aux besoins : médicaments, matériel médical, gants, personnels soignants…
Malgré cela, toute l’année, les maraudes et l’hospitalisation des enfants sont assurées parce que sans cela, il n’y aurait personne pour s’en occuper. Des plaies très graves (leishmanioses, ostéites..) ne sont soignées que deux fois par semaine alors que les pansements nécessiteraient d’être refaits deux fois par jour…les exemples de ce type sont innombrables…